À l’occasion de l’Examen périodique universel (EPU)[1] du 4ème rapport national du Maroc qui aura lieu en novembre 2022, l’Association Marocaine de Planification Familiale (AMPF) a organisé le 29 Mars 2022 à l’hôtel Farah – Rabat de 10h à 12h un atelier de présentation de son Rapport Alternatif audit 4ème Rapport National, élaboré de manière participatif avec une coalition d’ONG agissant pour les droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) et les libertés individuelles des groupes minoritaires.

Ce rapport a passé en revue principalement les aspects des droits humains en lien avec les droits à la santé sexuelle et reproductive et les libertés individuelles des groupes minoritaires. Les lignes directrices de la rédaction de ce rapport étaient les recommandations acceptées et soutenues par le gouvernement marocain recueillies suite à l’examen de son troisième rapport national en 2017[2].

Ses principaux axes s’articulent autour des thématiques suivantes :

  • Santé et santé reproductive et sexuelle ; 
  • Le droit à la santé et au DSSR des personnes en situation de Handicap ;
  • La protection et la promotion des droits des femmes et la violence fondée sur le genre ; 
  • La promotion et la protection des droits des enfants avec un focus sur la violence sexuelle envers les enfants et le mariage des mineurs ; 
  • Les libertés individuelles des communautés minoritaires. 

L’objectif de cette initiative est d’inciter le gouvernement marocain à mettre en œuvre les recommandations de l’EPU en matière des DSSR et des libertés individuelles. Elle constitue également un support qui permettra aux ONG sensible à la promotion des DSSR et des libertés individuelles de participer activement aux consultations nationales organisées par le gouvernement marocain dans le cadre d’élaboration du 4ème rapport pour l’EPU et de mener des activités de plaidoyer et de sensibilisation auprès des Etats membres de l’ONU avant l’examen.

Retour en images sur cet atelier qui a connu la présence et la participation active des représentants du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, du Ministère de la Solidarité de la Femme de la Famille et de Développement Social, du Conseil national des droits de l’Homme, des organisations de la société civile membres de la coalition d’élaboration du rapport et des média.


[1] L’EPU est l’un des mécanismes piliers sur lequel s’appuie le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies pour suivre et examiner sur une base périodique si ses 193 Etats membres respectent leurs obligations et leurs engagements en matière des droits humains et libertés fondamentales. Son objectif ultime est d’améliorer la situation des droits de l’Homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’Homme, où qu’elles se produisent.

[2] Le gouvernement marocain avait soumis son troisième rapport national à l’examen périodique universel des droits de l’Homme en 2017. Il a recueilli suite à cet examen 244 recommandations concernant plusieurs aspects relatifs aux droits de l’homme dont certains sont en relation avec le DSSR et les libertés individuelles des groupes minoritaires .